A la rencontre d’Adeline, créatrice des Musettes S’en Mêlent

Cette semaine, nous reprenons notre série d’interviews ‘Mum at Work’  (après une TRES longue absence) avec Adeline, 38 ans, créatrice du site de partage pour conjoints expatriés  Les Musettes s’en Mêlent.

Au départ, cette jeune femme de 38 ans, maman de deux enfants de 7 et 9 ans, est restauratrice d’oeuvres d’art en région parisienne. Elle a suivi son mari en 2015 à Amsterdam dans le cadre d’un projet d’expatriation professionnelle.

Adeline s’est trouvée dans un premier temps destabilisée par ce changement de vie qui l’obligeait à revoir son projet professionnel. C’est au cours de ses deux premières années à Amsterdam qu’elle a eu l’idée des Musettes s’en mêlent.  Ce site apporte des conseils pour les conjoints suiveurs, des idées d’inspiration pour toutes les personnes qui voudraient monter un projet… et même de chouettes recettes! Bref, un vrai lieu de vie virtuel 🙂

Adeline nous parle ici de ce beau projet, de la vie de conjoint suiveur et de son organisation de « mumpreneur ».

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Comment as-tu eu l’idée de créer ce site pour les conjoints d’expatriés entrepreneurs?

Dès notre deuxième année à Amsterdam,une fois notre installation faite, je me suis demandée comment trouver un projet professionnel nomade qui permette de travailler tout en suivant mon mari (sans doute appelé à d’autres expatriations dans le futur).

A la sortie de l’école, les conjoints d’expatriés se retrouvent souvent pour discuter. J’ai rencontré plein de profils différents : des conjoints plutôt destabilisés, d’autres, au contraire, qui avaient monté leur business. D’emblée le sujet de l’expatriation et de la place du conjoint suiveur a attiré mon attention.

En quoi consiste exactement le site ‘Les musettes s’en mêlent »?

C’est un site de partage entre expat’preneurs. On y trouve des interviews sur des parcours inspirants, des podcasts sur le quotidien de conjoints suiveurs, et une petite boutique online où je sélectionne des produits de marques lancées par des expat’preneurs.

Ce n’est que le début, puisque j’ai créé ce site en janvier dernier. Il est appelé à se développer au travers de nouvelles rubriques et collaborations. J’ai plein d’idées pour le futur!

En quoi l’expatriation modifie-t-elle les conditions pour la réalisation d’un projet professionnel?

C’est un moment très particulier, qui offre de nouvelles conditions de vie : la situation matérielle est souvent meilleure qu’avant, on a parfois du personnel à la maison pour nous aider (baby-sitter,…), ce qui permet de dégager du temps pour soi dans la journée. En plus, les lois pour créer une entreprise  sont parfois plus souples dans le pays d’accueil qu’en France.

En général, les conjoints suiveurs ont trois grandes étapes dans leur évolution :

  • Une phase de découverte où il faut d’abord s’accoutumer à la vie locale, à la langue et rencontrer de nouvelles personnes.
  • Une phase de questionnement sur sa position de conjoint suiveur : vais-je retourner travailler? Si oui, pour faire quoi?
  • Enfin, l’action : retour à un travail salarié, implication dans une association (autour de l’enfance la plupart du temps) ou réalisation d’un nouveau projet, plus personnel.

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Crédit photo : Sweet Cabane

Comment t’organises-tu pour travailler sur ce projet au quotidien?

Je me cale sur la journée des enfants. Je commence à 8h30 après les avoir déposés à l’école et je travaille jusqu’à 14h45 trois jours par semaine (les enfants sortent très tôt de l’école ici); les deux autres jours, j’ai une baby-sitter l’après-midi, ce qui me permet de travailler jusqu’à 17 heures.

Que penses-tu de ton nouveau mode de vie?

Je suis heureuse de cette expatriation finalement car elle m’a offert une opportunité unique de créer un nouveau projet. Je fais aussi plein de très belles rencontres via mon site.

Bien sûr, il y a aussi des moments plus compliqués, des phases de doute, mais je crois très fort à mon projet !

Quels conseils donnerais-tu à une mum qui voudrait se lancer dans l’entrepreneuriat?

  • S’écouter, c’est -à-dire écouter la petite voix que l’on a au fond de nous. J’ai déjà lancé plusieurs projets, mais celui-ci je sens qu’il va marcher!
  • Bien s’entourer, notamment s’assurer la présence et l’implication de son conjoint
  • Partager ses idées, les confronter auprès de son entourage.

Crédit photo : Sweet cabane

 

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Mille mercis à Adeline pour cette interview! Je vous invite à regarder son site qui peut être une source d’inspiration même pour les personnes n’ayant aucun projet d’expatriation!

Si cet article vous a plu, souhaitez-vous voir plus d’interviews de ce type à nouveau ici? Donnez-moi votre avis!

A la semaine prochaine pour vous parler d’une chouette activité à faire pendant les vacances de la Toussaint!

Je vous embrasse,

Emilie. 

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