Take it Easy with Cécile #2 : la séparation

Take it Easy with Cécile #2 : la séparation.

Les vacances de Noël approchent…15  jours pendant lesquels vous allez devoir peut-être laisser vos enfants un moment à leurs grands-parents, afin de pouvoir aller travailler alors que l’école/ la crèche est fermée. Vous voyez déjà les larmes poindre dans les yeux de vos enfants ?  Alors, voici quelques astuces pour une séparation tout en douceur.

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Anticipez et parlez pour préparer la séparation : vous allez laisser votre enfant, dites-lui pourquoi ! Les séparations se passent d’autant mieux qu’elles ont été expliquées aux enfants. « Je dois aller travailler, comme l’école est fermée, tu vas rester quelques jours chez tes grands-parents, en qui j’ai pleine confiance. » L’enfant n’est pas obligé de tout savoir, mais si vous lui dites ce qui fait sens pour vous, dans les grandes lignes, cela fera sens pour lui aussi. Et ce, même pour les bébés et petits qui ne parlent pas, car ce n’est pas parce qu’ils ne maîtrisent pas le langage qu’ils n’ont pas la capacité de comprendre et de percevoir.

 

Evoquez aussi les retrouvailles, même si les enfants n’ont pas bien la notion du temps. Cela leur permet d’appréhender le fait que cette séparation n’est pas définitive. Ils se sentent ainsi en sécurité puisqu’il leur a été expliqué que cette séparation a un début et une fin. Pour des petits de 4-5 ans, compter avec eux le nombre de dodos à passer loin de la maison peut être un bon moyen de visualiser, pour eux, le temps.

 

Impliquez les grands-parents. Ils ne voient pas forcément vos enfants tous les jours et depuis la dernière fois qu’ils les ont gardés, certaines choses ont pu changer : un rituel au moment du coucher, un changement de doudou…Prenez le temps de faire un point avec eux sur les habitudes de vos enfants … Ainsi que sur les règles que vous souhaitez voir respectées : pas trop de dessins animés, pas de bonbons etc. Tout en gardant bien à l’esprit que tout ne sera pas appliqué à la lettre et c’est tant mieux car c’est là aussi, pour votre enfant une des richesses de ces séjours chez ses grands-parents : apprendre que l’on peut vivre et faire différemment qu’à la maison !

Donnez des pistes d’activités, des petits défis à réaliser pendant votre absence. Les miens adorent quand je leur dis que je compte sur eux pour aider leur grand-mère à ramasser toutes les feuilles dans le jardin, que j’aimerais beaucoup qu’on me raconte, quand je reviens, la fin de «On a marché sur la lune », etc…Ils repartent tout contents, avec quelques points concrets à réaliser pendant le séjour.

 

Dites au revoir. On peut être tenté, surtout avec un tout petit, de partir entre la dinde et la bûche, sans qu’il nous voit, afin d’éviter un drame. Imaginez deux secondes que votre conjoint vous fasse la même chose ! Donc, on ne part pas comme un voleur, on prend le temps de dire au revoir à son enfant…. Sans s’éterniser non plus ! Et comme nous l’indique si bien la méthode de communication non-violente avec les enfants, Faber et Mazlish, on accueille les sentiments de notre enfant. On ne balaie pas d’un geste de la main sa tristesse « allez, arrête de pleurer, tu vas voir tu vas bien t’amuser avec tes cousins », mais on reconnaît son émotion en lui disant que l’on comprend, que c’est difficile de voir ses parents partir. Briefez aussi les grands-parents sur ce point : qu’ils ne s’effraient pas d’accueillir la tristesse de l’enfant de peur de l’accentuer. Un enfant qui se sentira compris, parce que finalement, malgré toutes les explications c’est vraiment dur de voir partir sa mère, se sentira toujours un peu triste mais acceptera plus volontiers la séparation.

 

Téléphoner ou pas ? Il y a différentes écoles à ce sujet. Moi, personnellement, je veux que mes petits sachent que je vais les appeler tous les jours, ainsi s’ils ont besoin de me dire quelque chose, ils ont l’occasion de le faire quotidiennement. C’est amusant, car ils sont très demandeurs que je les appelle au moment où je pars, je tiens ma promesse … Et au bout du deuxième jour, ils n’ont plus rien à me dire, trop occupés à jouer aux Playmobil et au train électrique que Papa avait quand il était petit ! Mais ils passent quand même près du téléphone, le lien est là, et ces quelques minutes suffisent..Par contre, j’appelle le matin ou à midi, car nous avions constaté que le soir, mon coup de fil pouvait réveiller un peu d’angoisse qui ne se manifestait pas quand je n’appelais pas à ce moment de la journée.

 

« Take it easy » Voilà, vous avez quelques jours sans vos enfants. Ils vont, avec leurs grands-parents, aller au musée, cuisiner de belles tartes aux pommes, entendre plein d’histoires sur leurs parents petits…. Ils vont être bien ! Alors détendez vous ! Certes, vous êtes rentrée pour bosser, mais pas la peine de se flageller non plus… Si vous alliez prendre un verre avec vos collègues après le boulot, ce que vous ne faites jamais car vous devez aller chercher les enfants le soir ? Si vous alliez dîner dans ce petit Italien que vous aimez bien avec votre chéri ? Profitez…Tout en vous rappelant que les séparations sont nécessaires à la construction de l’enfant pour lui apprendre à grandir…Avant de le faire tournoyer dans vos bras, sourire aux lèvres et nez dans ses cheveux  aux moments des retrouvailles 

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J’espère que ces petits conseils pourront vous aider…

Bonnes vacances à tous,

Cécile.

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